HAD Saint Brieuc

Le service d’hospitalisation à domicile du pays briochin (Côtes-d’Armor) prend de l’ampleur. Ce dispositif permet de retarder ou de raccourcir une hospitalisation avec hébergement. Elle peut être prescrite pour des patients nécessitant des soins médicaux lourds. Le médecin traitant assurant le suivi thérapeutique en lien avec l’équipe de l’HAD.

Les Dr Étienne Baudry et Dr Anne Clarisseau sont deux des trois médecins coordinateurs du service HAD du pays de Saint-Brieuc. Selon eux, les avantages de l’HAD sont multiples : Il y a d’abord l’accompagnement du patient dans son cadre habituel de vie, tout en bénéficiant de la sécurité des soins, la flexibilité et l’adaptabilité du dispositif à chaque projet de vie, une permanence des soins et une prise en charge financière rassurante.

Qu’est-ce que l’hospitalisation à domicile ?

C’est un service d’hospitalisation à part entière qui permet d’assurer au domicile du patient des soins médicaux ou paramédicaux complexes. Ceci 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. L’HAD est mise en place sur prescription d’un médecin libéral ou hospitalier. Elle est entièrement financée par l’assurance maladie.

Votre structure qui existe depuis une dizaine d’années prend de l’ampleur. Pourquoi ?

L’HAD se développe pour répondre à des préconisations politiques et financières. Elle coûte moins cher qu’une journée d’hospitalisation avec hébergement. Elle est aussi une alternative plus confortable pour des patients en soins palliatifs. Ici, l’expression soins palliatifs ne veut pas dire phase terminale. Nous pouvons installer une HAD pour des patients de tout âge, atteints de pathologies graves ou évolutives comme le cancer, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), les pansements complexes, les traitements intraveineux, l’antibiothérapie…

Combien êtes-vous aujourd’hui ? Combien de patients suivez-vous ?

Notre équipe de l’HAD du pays briochin est composée d’une vingtaine de personnes. Les secrétaires répondent aux appels des patients en journée. Les médecins de l’HAD prennent le relais la nuit. Mais nous ne pouvons pas aller à domicile. C’est toujours le médecin traitant qui est habilité à le faire. Avec la désertification médicale, certaines hospitalisations à domicile sont plus complexes à déployer. Aujourd’hui, nous suivons environ 70 patients sur un territoire, qui va de Merdrignac à Étables-sur-Mer. Nous avons constaté une montée en puissance qui nous oblige à recruter des aides-soignantes et d’autres médecins. Et sans doute à déménager dans un lieu plus grand car c’est ici, rue Lumière, que la logistique s’organise.